> l'Eglise" que je suis en train de lire. J'y retrouve presque mot à mot des
> témoignages que j'ai entendus dans la bouche de mes amis Rwandais. Ce
livre
> est le seul document que j'ai lu de Golias. Et je n'ai rencontré personne
de
> Golias... mais ça vient.
dans golias il y en a à prendre et à laisser mais il en manque surtout
tiens juste un petit truc copié collé sur terras :
Christian Terras: Mauvaise Foi ou Malinformé?
Toutes proportions gardées, la vie consacrée est comparable à la vie
conjugale. Dans la première peuvent survenir des abandons du ministère. Dans
la seconde, des divorces. Il y a des divorcés qui se remettent plus ou moins
facilement de la douloureuse séparation de leur conjoint. Il y en a d'autres
qui souffrent pour le reste de la vie mais laissent tranquille l'ex
conjoint(e). D'autres en sortent avec un psychisme tellement fragilisé
qu'ils harcèlent continuellement leur ex conjoint(e) au point de devenir un
danger permanent pour sa sécurité et sa vie. M. Christian Terras est de
cette dernière catégorie.
Prêtre défroqué, il profite littéralement des horreurs d'avril 1994 au
Rwanda pour calomnier une partie du clergé local rwandais et les
Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) qui ont évangélisé le pays et asséner
de temps en temps des coups de hache au Saint-Siège (Vatican) et à l'Eglise
catholique en général. Les accusations qu'il ressasse périodiquement contre
les personnes consacrées de l'ethnie hutu au Rwanda se basent sur des
ouï-dire, le reste étant passion, préjugé et précipitation. Pour être
infondées, les invectives de Terras n'en restent pas moins nuisibles.
Partiales, elles ne soufflent aucun mot sur les graves soupçons qui pèsent
sur certains tutsi membres du clergé rwandais. Et il serait étrange que
Terras n'en ait jamais entendu parler !
M. Terras, n'as-tu jamais entendu dire que Mgr Frédéric Rubwejanga, évêque
de Kibungo, serait impliqué d'une manière ou d'une autre dans l'assassinat
de Mademoiselle Immaculée qui était chargée de l'Action Familiale dans ce
diocèse jusqu'en 1994 ? La victime fuyait l'avancée de la rébellion.
L'éminent évêque et quelques prêtres de sa compagnie, lui fermèrent
volontairement la porte au nez. Elle fut abattue sur-le-champ par la
soldatesque du F.P.R. (Front Patriotique Rwandais). Si tu es au courant du
fait, pourquoi est-ce que tu ne l'as pas encore dénoncé ? Mgr Frédéric
Rubwejanga est impliqué aussi dans l'extermination de certains prêtres du
diocèse de Byumba dont il était administrateur après l'assassinat de Mgr
Joseph Ruzindana par le même F.P.R. le 5 juin 1994 . Le cas le plus connu de
tous concerne l'assassinat de l'abbé Alexis Havugimana !
M. Terras, n'as-tu pas encore entendu que les dossiers des abbés Joseph
Ndagijimana et Laurent Ndagijimana du diocèse de Kabgayi emprisonnés à
Gitarama sont vierges ? Même les rescapés témoignent en leur faveur. Quand
est-ce que tu crieras haut et fort pour exiger leur libération? Quand est-ce
que tu demanderas justice pour l'abbé Pie Ntahobari du même diocèse qui fut
lâchement assassiné le 1er août 1995 par les fameux "éléments inconnus" qui
sont en fait les escadrons de la mort du régime de Kigali ?
M. Terras, tu sais que les abbés Edouard Nturiye et Joseph-Emmanuel-François
Kayiranga du diocèse de Nyundo sont dans le couloir de la mort dans quelque
cachot de Kigali, après avoir parcouru plusieurs prisons du Rwanda. Tu sais
qui les a pointés du doigt ? L'abbé Jean Kashyengo du même diocèse. Et pour
quels motifs? Ayant une bonne expérience pastorale, ils devaient assumer de
hautes responsabilités dans le diocèse. Kayiranga était déjà curé de la
cathédrale à Nyundo ; on parlait déjà d'Edouard comme " épiscopable " pour
le siège de Ruhengeri. Par haine et jalousie, l'abbé Jean Kashyengo et
d'autres complices les ont dénoncés injustement. Les rescapés témoignent
aussi en faveur de ces deux ministres de Dieu et de l'Eglise.
M. Terras, quand est-ce que tu dénonceras l'abbé Modeste Gasigwa du diocèse
de Nyundo ? Avec son frère Pascal (alias le nouveau riche), n'a-t-il pas
fait venir un camion militaire sur la colline de Giheke, (commune Gisuma,
préfecture de Cyangugu) et fait arrêter tout hutu qui circulait ce jour-là ?
Il alla décharger sa cargaison humaine à la prison de Cyangugu. Quand est-ce
que tu plaideras pour ces innocents ?
M. Terras, quand est-ce que tu exigeras justice pour Mgr Phocas Nikwigize
"porté disparu" à la frontière rwando-congolaise alors qu'il rentrait au
pays avec les autres réfugiés ? Crois-tu qu'il est vraiment impossible de
savoir l'officier du F.P.R qui était chargé ce jour-là des opérations (de
paix ou de guerre) à Gisenyi et qui était son représentant à la frontière ?
Ceux-là savent ce qui est arrivé à Mgr Phocas. Quand est-ce que tu
demanderas qu'ils en rendent compte ?
Evoquer la disparition de Mgr Phocas fait penser directement aux trois
autres évêques lâchement assassinés par le F.P.R à Gakurazo-Byimana près de
Kabgayi le 5 juin 1994. Si, comme l'a dit le Père Bernardin Muzungu (op),
Mgr Vincent Nsengiyumva méritait ce sort (ce qui n'est pas l'avis de tous),
que dire de NN.SS. Joseph Ruzindana, évêque de Byumba et Thaddée Nsengiyumva
de Kabgayi? Et que dire des dix prêtres qui furent avec eux? Ils étaient
irréprochables, M. Terras ! Voici leurs noms : Mgr Jean Marie Vianney
Rwabirinda, Mgr Innocent Gasabwoya, les abbés François-Xavier Muligo,
Emmanuel Uwimana, Sylvestre Ndaberetse, Alfred Kayibanda, Fidèle Gahonzire,
Bernard Ntamugabumwe, Denis Mutabazi et le Frère Jean Baptiste Nsinga. On
les a exécutés pour qu'il ne restât aucun témoin du forfait. Eh bien, par
miracle, il y en a un qui a survécu. Je ne te dis pas qui ni où il est,
autrement tu commencerais à le salir aussi. M. Terras, quand est-ce que tu
remueras ciel et terre pour demander au moins une sépulture digne pour les
victimes de Gakurazo ?
M. Terras, tu sais que Mgr André Sibomana est mort par manque de soins
appropriés parce que les autorités rwandaises lui avaient refusé un
passeport qui lui aurait permis d'aller se faire soigner à l'étranger. Qu'en
penses-tu ?
M. Terras, quand est-ce que tu dénonceras les crimes commis par l'ex-abbé
François Mana et Jean Marie Vianney Gahaya à Save aussitôt après la victoire
à la Pyrrhus du F.P.R.? François Mana est un cas spécial et ses crimes de
sang sont de notoriété publique. Il a décimé tous les Hutu de sa colline, il
a "purifié" sa propre famille en tuant ses beaux-frères hutu. Il est
impliqué dans les assassinats du Père Jean Claude Simard et de l'abbé Alexis
Kayumba. Son propre papa l'a publiquement maudit. En réaction, Mana a menacé
de le zigouiller aussi. Par dépit, les fidèles désertaient les messes
célébrées par Mana. Il dut pour cela quitter le Rwanda et partir pour Rome,
avec l'aide de Mgr Giuseppe Bertello ancien nonce apostolique à Kigali qui a
laissé une mauvaise réputation dans le pays. Boursier mais incapable
d'activité intellectuelle, Mana passait son temps à attiser haine et
divisions au sein de la communauté rwandaise en Italie. Dans un café à Rome,
il a dit à un laïc rwandais qu'il pouvait le tuer et retourner au Rwanda
sans crainte de poursuites judiciaires (sic!). Aujourd'hui, criblé de
dettes, il a quitté le sacerdoce pour être nommé bourgmestre (maire) de
Ruhashya. Comment est-ce qu'un criminel de ce calibre peut diriger une
commune? C'est simple, il exterminera tous les Hutu du territoire qu'il
contrôle. C'est un psychopathe. Quand il parle, il écume.
M. Terras, quand est-ce que tu demanderas justice pour le Père Pinard abattu
en pleine messe par un homme que tous les fidèles présents ont vu et reconnu
? Auras-tu le courage de dénoncer l'assassinat de l'abbé Boniface Kagabo,
curé de Ruhengeri, tué près de chez Otto Rusingizandekwe en pleine journée
par des éléments en uniforme, le 28 avril 1998 ? Qu'attends-tu pour
condamner l'exécution à froid de Sour Valens Mukanoheli, des Benebikira,
criblée de balles par un soldat bien connu de l'APR, près de Nyundo
(Gisenyi) le 31 juillet 1998, alors qu'elle rentrait du travail? La liste
est tellement longue, les cas retenus ici sont les plus notoires et connus
de tous les Rwandais !
En conclusion, je voudrais te dire, M. Terras, que les criminels ne sont pas
ceux que tu pointes du doigt. Au Rwanda, plusieurs personnes n'osent pas
encore parler. Ils craignent pour leur vie. Quand les langues se délieront,
quand le peuple ne sera plus bâillonné, alors toi M. Terras, tu rougiras de
honte pour tes aberrations actuelles. Ne te préoccupe pas cependant : les
victimes que tu voues à la vengeance du FPR pourront te pardonner peut-être
! Mais on ne saurait dire si l'histoire fera de même.
Libellés : Ch. T.